Les Chartes nationales
Une certaine idée de la France mise en actes
Un pays ne se redresse ni par une accumulation de slogans ni par un catalogue de promesses sans cohérence. Il se redresse lorsqu’il sait ce qu’il est, ce qu’il veut transmettre, ce qu’il doit protéger et dans quelle direction il entend avancer.
Les Chartes nationales ont été conçues dans cet esprit. Ensemble, elles forment l’architecture d’un projet de redressement fondé sur la souveraineté, l’autorité de l’État, la confiance dans le peuple, la justice sociale, le progrès scientifique, la transmission et la fierté française. Elles ne juxtaposent pas des politiques sectorielles : elles expriment une même vision de la France.
Cette vision s’inscrit dans la tradition du bonapartisme social et populaire. Elle refuse aussi bien l’impuissance d’un État qui ne décide plus que l’étatisme qui étouffe les initiatives. Elle cherche à réunir plutôt qu’à opposer : l’autorité et la démocratie, le capital et le travail, la production et la protection de l’environnement, l’enracinement national et l’ouverture au monde, la fidélité à notre Histoire et la confiance dans le progrès.
De Louis-Napoléon Bonaparte, qui plaçait l’extinction du paupérisme et l’accès des travailleurs à la propriété au cœur de la question sociale, au général de Gaulle, qui associait l’indépendance nationale, l’appel au peuple et la Participation, une même conviction demeure : la politique doit rendre à la Nation la maîtrise de son destin et permettre à chaque Français de prendre part à son avenir.
Chaque Charte fixe des principes, définit des priorités et propose des décisions concrètes. Elles ne sont ni des codes législatifs déjà écrits ni des textes définitivement figés. Elles donnent un cap, organisent une méthode et rendent possible le débat. Elles pourront être précisées à mesure que seront approfondis les chiffrages, les calendriers et les conditions de mise en œuvre, sans que leur finalité soit abandonnée.
Une invitation au débat et à l’action
Ces Chartes forment un tout. La souveraineté nationale serait vide sans souveraineté populaire ; la souveraineté économique serait fragile sans énergie, agriculture, recherche et défense ; le progrès serait incomplet sans famille, instruction, santé et justice sociale ; l’influence française s’effacerait sans culture, francophonie, sport et présence maritime.
Elles proposent une France qui décide, qui produit, qui protège, qui transmet et qui rayonne. Une France fidèle à son Histoire mais tournée vers l’avenir. Une France qui ne demande à personne la permission d’être elle-même, tout en demeurant capable de coopérer librement avec les autres nations.
Chacun est invité à télécharger ces textes, à les lire, à les partager et à participer au débat. Car le redressement de la France ne sera pas l’œuvre d’un appareil ou de quelques experts : il sera l’œuvre d’un peuple retrouvant la volonté de construire un destin commun.
Parions France !
Charte de la Souveraineté nationale
La souveraineté nationale est la condition de toutes les autres politiques. Cette Charte affirme la primauté de la Constitution et de la loi française, la maîtrise de nos frontières, l’indépendance de notre défense, la protection de nos territoires métropolitains et ultramarins et la liberté de choisir nos alliances. Elle organise également le choix que le peuple français devra accomplir sur l’avenir de la France dans l’Union européenne.
Charte de la Souveraineté populaire
La souveraineté n’a de sens que si le peuple peut réellement l’exercer. Cette Charte défend les institutions de la Ve République tout en rétablissant la force du référendum, la responsabilité du chef de l’État devant les Français et la primauté de la décision populaire. Elle prévoit notamment la réduction du nombre d’élus, la fusion du Sénat et du CESE, le RIC local, la réforme du financement politique, le casier judiciaire vierge pour les candidats et l’impossibilité de défaire autrement que par référendum ce que le peuple a décidé par référendum.
Charte de la Souveraineté économique
La France doit retrouver la capacité de produire ce qui est essentiel à son indépendance et à sa prospérité. Cette Charte organise une réindustrialisation ciblée vers les productions stratégiques et à haute valeur ajoutée, la reconquête énergétique, l’orientation de l’épargne vers l’investissement productif, la maîtrise de l’intelligence artificielle et du numérique, ainsi que la création d’une agence française de projets avancés. Elle rompt avec le libre-échange naïf, les dépendances critiques et une politique monétaire ou européenne contraire aux intérêts français.
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Charte de la Souveraineté agricole
Une nation qui ne peut plus nourrir sa population n’est plus pleinement souveraine. Cette Charte défend des prix rémunérateurs, la transmission des exploitations, la protection du foncier, l’élevage, le pastoralisme, la réciprocité commerciale et la sécurité alimentaire des Outre-mer. Elle soutient aussi la recherche, l’usage agricole des algues pour les engrais et l’alimentation animale, l’autonomie en protéines, la maîtrise de l’eau et une politique agricole française qui ne dépende pas exclusivement des décisions européennes.
Charte de la Souveraineté culturelle
La culture française ne se limite pas aux beaux-arts : elle réunit notre Histoire de Vercingétorix à aujourd’hui, les lettres, la gastronomie, l’artisanat, la mode, le luxe, le patrimoine, les paysages, les traditions locales, les sciences et la pensée. Cette Charte consolide l’exception culturelle existante, mobilise l’audiovisuel public, soutient les musées, les sites historiques et les initiatives locales, protège les créateurs face aux plateformes et à l’intelligence artificielle et fait de la culture l’un des piliers du rayonnement et du soft power français.
Charte du français et de la francophonie
Le français est notre langue commune et l’un des grands instruments de notre présence dans le monde. Cette Charte organise sa défense à l’école, dans l’entreprise, dans la recherche, dans la culture et dans les services publics. Elle propose également une francophonie de projets, d’échanges, d’éducation et de développement économique, s’appuyant sur les lycées français, la circulation des étudiants et des chercheurs et l’héritage vivant des écrivains français, africains, québécois et de tous les continents.
Charte France sur Mer
La France n’est pas seulement un pays continental : elle est une nation archipélagique présente sur tous les océans. Cette Charte place les Outre-mer, notre zone économique exclusive, nos ports, nos marins, nos ressources et nos espaces scientifiques au cœur de la stratégie nationale. Elle organise une présence permanente, la protection de la biodiversité, la recherche marine, la sécurité des routes maritimes et la valorisation responsable de cet immense domaine, sans abandonner les terres préservées telles que les Éparses, Tromelin ou Clipperton.
Charte de la Défense
La France doit pouvoir défendre seule ses intérêts vitaux et disposer d’alliances qui renforcent son autonomie au lieu de la remplacer. Cette Charte prévoit une nouvelle loi de programmation, la reconstitution des stocks, l’augmentation des effectifs, le maintien d’une dissuasion strictement nationale et le renforcement des capacités terrestres, navales, aériennes, spatiales, cybernétiques et industrielles. Elle organise une réserve opérationnelle de 80 000 femmes et hommes, comprenant des unités constituées capables d’épauler l’active, ainsi qu’une défense opérationnelle du territoire appuyée sur la Gendarmerie, les réservistes de second échelon et les volontaires du service militaire.
Charte de la Participation
L’entreprise doit être comprise comme une communauté de production. Inspirée par Napoléon III et le général de Gaulle, cette Charte propose d’associer progressivement les salariés aux résultats, au capital et aux décisions stratégiques. La Participation ne sera ni obligatoire pour toutes les entreprises ni substituée au salaire : elle sera encouragée par des dispositifs simples et gradués. Elle doit permettre de mieux partager la richesse créée, d’enraciner l’épargne et les centres de décision en France et de faire du travail un acteur de la souveraineté économique.
Charte de l’Extinction du paupérisme et du Progrès
La pauvreté ne doit être ni administrée ni considérée comme une fatalité. Cette Charte articule le travail, les salaires, le logement, la solidarité, la natalité et l’accès progressif à la propriété. Elle accorde une attention particulière au premier enfant, aux familles monoparentales, aux dépenses contraintes et à l’autonomie des bénéficiaires des aides sociales. Elle relie les droits à des devoirs d’assimilation et de respect des valeurs de la République, réforme l’Aide médicale de l’État et propose un Compte citoyen d’investissement réservé aux enfants français.
Charte de la Famille et de l’Enfance
La famille est la première communauté de protection, d’éducation et de transmission. Cette Charte répond à la crise de la natalité, soutient les parents dès le premier enfant, développe les solutions de garde et protège les familles monoparentales. Elle porte une réforme profonde de la protection de l’enfance, facilite l’adoption sans diminuer les garanties, encadre la PMA, refuse la GPA et encourage les solidarités intergénérationnelles.
Charte de la Santé
La santé doit redevenir une garantie nationale accessible dans tous les territoires. Cette Charte propose de rapprocher la décision du terrain, de remettre en cause les agences régionales de santé dans leur forme actuelle, de reconstruire l’hôpital et la médecine de proximité, de prévenir les pénuries et de reconquérir notre souveraineté sanitaire. Elle recentre l’AME sur les soins urgents et indispensables, donne la priorité au développement des soins palliatifs et prévoit qu’un grand débat national suivi d’un référendum tranche la question de la fin de vie.
Charte de l’Instruction nationale
L’instruction est le premier investissement de la Nation dans son avenir. Cette Charte rétablit la transmission des savoirs fondamentaux, l’autorité des enseignants, l’exigence et la maîtrise du français. Elle redonne toute leur place à l’enseignement technique, professionnel et agricole, à l’apprentissage, à la découverte de l’économie, aux sciences, au numérique et à l’intelligence artificielle. Elle entend permettre à chaque enfant de trouver une voie d’excellence adaptée à ses aptitudes et à ses efforts.
Charte des droits et des devoirs
La République ne peut durablement garantir les droits de chacun si elle renonce à rappeler les devoirs qui rendent possible la vie commune. Cette Charte définit un pacte civique fondé sur la dignité, l’égalité, la sûreté, le respect d’autrui, l’autorité de la loi, la responsabilité et la réciprocité. Elle porte une justice plus rapide, une réponse dès le premier acte, une lutte résolue contre la délinquance et le narcotrafic, ainsi qu’une immigration maîtrisée, un droit d’asile organisé depuis nos ambassades et consulats et l’exécution effective des décisions de séjour. Elle fait également de l’assimilation — par la maîtrise du français, la laïcité, l’égalité et l’unité de la loi — la condition de l’intégration durable, tout en réaffirmant le rôle de l’Instruction publique, l’autorité des maîtres et la responsabilité des familles.
Charte de l’Écologie constructive
Protéger la nature exige des résultats, de la science et des solutions accessibles, non une écologie de l’interdiction et de la culpabilisation. Cette Charte associe le nucléaire, les énergies de la mer, la protection de l’eau, des forêts, des sols, des paysages, de la faune et de la flore. Elle accompagne l’agriculture et l’industrie dans leur transformation, développe l’économie circulaire et les biotechnologies marines, notamment les algues, et adapte les territoires aux changements climatiques sans opposer l’écologie à la souveraineté, à la production ou à la justice sociale.
Charte des Sports
Le sport est à la fois une école de l’effort, une politique de santé, un facteur de cohésion et une source de fierté nationale. Cette Charte soutient les clubs, les bénévoles, le sport scolaire, le sport-santé, le handisport et l’égalité territoriale. Elle protège les pratiquants, recherche l’excellence, développe la science et l’industrie sportives et fait du sport un instrument de rayonnement français et francophone.