Pourquoi je suis candidat !

Publié le 10 mai 2026 à 20:00

Depuis 1999, année où j’ai fait de mon bonapartisme un véritable engagement politique, je me suis toujours efforcé de tenir la même ligne : le respect des principes et des valeurs, sans jamais céder à la compromission.

Avec France Bonapartiste, nous avons travaillé avec Charles Pasqua, avec les équipes de Jean-Pierre Chevènement en 2002, puis longuement avec Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République et Debout la France. À chaque fois, sauf dans le cas de Charles Pasqua, nous avons choisi de rompre lorsque nous estimions ne plus être en accord avec les alliances engagées.

Depuis 1999 jusqu’à aujourd’hui, cette règle n’a jamais varié, aucune compromission avec qui que ce soit, aucune concession sur nos principes ni sur nos valeurs.

À l’approche de 2027 et de l’élection présidentielle, il fallait donc faire un choix. Ce choix, je l’ai fait. Nous l’avons fait avec l’Appel au Peuple. Je l’assume. Nous l’assumons.

Nous avons regardé à droite, nous avons regardé à gauche. Nulle part nous n’avons trouvé une personnalité capable de porter nos valeurs, nos idées et nos principes. Quant à la famille souverainiste, que dire, sinon qu’elle n’est plus que la caricature d’elle-même ?

Il était donc évident qu’il fallait y aller. Qu’il fallait faire preuve de courage, car il en faut, et présenter une candidature à l’élection présidentielle.

Il ne s’agit ni d’un ego démesuré, ni de vantardise. Rien de tout cela. Il s’agit simplement de défendre une ligne claire, une ligne bonapartiste.

Car aujourd’hui, le bonapartisme correspond, au fond, à ce que beaucoup de Français souhaitent, parfois sans même oser se l’avouer. Le bonapartisme, c’est une certaine idée de la France, un équilibre subtil entre souveraineté, progrès, autorité et unité nationale, avec une vision large du monde et de la société.

Comme le disait le regretté Thierry Choffat, le bonapartisme est un progressisme au sens noble du terme, un progressisme social et patriote, un centre flamboyant.

Je rejoins également Julia de Funès lorsqu’elle affirme : « On peut se sentir héritier de son pays, de sa culture et de sa langue sans être pour autant conservateur ou réactionnaire. »

C’est précisément cette idée que nous défendons, l’attachement à la nation n’est pas le refus du progrès. Aimer la France, son histoire, sa culture et sa langue n’implique ni le repli ni la nostalgie. Au contraire, cela peut être le socle d’un projet moderne, ambitieux et tourné vers l’avenir.

Il en va de même de l’héritage napoléonien. Nous sommes les héritiers de cette histoire, les héritiers de la geste napoléonienne, des principes et des valeurs portés par nos deux Empereurs, ainsi que par ceux qui nous ont précédés dans le militantisme bonapartiste.

Mais cet héritage ne fait pas de nous des conservateurs ni des réactionnaires. Il fait de nous des héritiers conscients que le bonapartisme procède avant tout d’une révolution permanente, d’un mouvement vivant qui ne peut se figer.

Car se figer, en politique comme dans l’histoire, c’est déjà commencer à mourir.

Ne jamais renoncer à défendre ses idées. Car renoncer une fois, c’est renoncer pour toujours.