Napoléon III

Publié le 8 septembre 2026 à 10:00

Dès 2002, avec Thierry Choffat, nous avions engagé des démarches concrètes pour que la France se saisisse de la question du retour en terre nationale de la Famille Impériale.

Nous avions sollicité Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, ainsi que de nombreux députés, sénateurs et maires (le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc avait été le seul maire à nous soutenir). Ces démarches n’ont rien d’un souvenir reconstruit a posteriori, les courriers existent encore dans mes archives.

À l’époque déjà, notre démarche était claire. Il ne s’agissait ni d’une lubie politique, ni d’un effet de communication, ni d’un calcul électoral. Il s’agissait d’une fidélité à une cause, à une mémoire et à une famille. Avec Thierry Choffat, nous avons toujours considéré que le retour de l’Empereur Napoléon III, de l’Impératrice Eugénie, du Prince Impérial, ainsi que d’Uhlmann et de Franceschini-Pietri, devait être abordé avec sérieux, dignité et respect.

Près d’un quart de siècle plus tard, ma conviction demeure, je reste partisan de leur retour en terre de France. Mais être fidèle à cette idée c’est aussi savoir dire que toutes les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour qu’un tel retour puisse s’effectuer comme il le mérite.

Les circonstances politiques passent. Les campagnes électorales passent. Les fidélités, elles, demeurent.

C’est précisément pour cela que je refuse que la mémoire de la Famille Impériale devienne un objet de communication, une promesse lancée au détour d’une rencontre politique ou le prétexte à une opération électorale de circonstance.

Un tel retour ne peut être improvisé. Il suppose un accord et une démarche respectueuse de toutes les parties concernées, une implication officielle de l’État français, une réflexion sur le lieu où reposeraient les dépouilles et surtout une cérémonie nationale à la hauteur de ce que représentent Napoléon III, l’Impératrice Eugénie et le Prince Impérial dans notre Histoire.

Faire revenir la Famille Impériale pour faire un coup politique serait précisément trahir l'esprit de ce retour que nous défendons depuis tant d'années.

Je souhaite leur retour. Je continuerai à le défendre mais je souhaite un retour digne, apaisé, préparé et inscrit dans le temps long de l’Histoire, et non dans le temps court d’une campagne électorale.

Nos archives sont là pour en témoigner, nous défendions cette cause en 2002. Nous la défendons encore aujourd’hui.

Non par opportunisme. Par fidélité !