En 2025, 1 125 infractions d'atteinte à la probité ont été enregistrées en France, soit une augmentation de 16 % en un an.
Pendant que l'on demande continuellement aux Français de faire des sacrifices, la corruption, le favoritisme, les prises illégales d'intérêts et les détournements de fonds publics continuent de porter atteinte à la confiance dans nos institutions. Chaque euro détourné est un euro qui manque potentiellement à nos écoles, à nos hôpitaux, à nos communes, à nos services publics et que dire des marchés publics truqués, des subventions détournées, des petits arrangements entre amis ou des conflits d'intérêts ?
La corruption n'est pas seulement une affaire d'argent. C'est une trahison de la confiance publique.
Il ne s'agit évidemment pas de jeter le discrédit sur l'ensemble des élus et des responsables publics, dont l'immense majorité sert honnêtement l'intérêt général mais précisément de protéger cette majorité contre ceux qui confondent responsabilités publiques et intérêts personnels.
Je propose trois mesures fortes.
1. TRANSPARENCE TOTALE SUR L'UTILISATION DES FONDS PUBLICS
Publication détaillée des marchés publics, des subventions et de leurs bénéficiaires. Renforcement des contrôles indépendants et des moyens d'investigation.
Chaque euro d'argent public doit pouvoir être suivi et son utilisation justifiée.
2. RÉCUPÉRATION DES SOMMES DÉTOURNÉES
Confiscation des profits illicites, saisies patrimoniales et restitution des sommes détournées.
Il ne suffit pas de condamner. Il faut récupérer l'argent !
3. INÉLIGIBILITÉ À VIE ET PERTE DES DROITS CIVIQUES À VIE
Sur ce point, ma position est simple et ne souffre aucune ambiguïté.
Toute personne définitivement condamnée pour corruption impliquant de l'argent public ou détournement de fonds publics doit être automatiquement frappée d'inéligibilité à vie et de la privation définitive de ses droits civiques, y compris du droit de vote.
Pas de progressivité en fonction des sommes concernées. 10 euros ou un million d'euros, la sanction est la même !
Il n'existe pas de petit détournement acceptable, pas de petite corruption excusable. Celui qui détourne volontairement dix euros d'argent public commet, dans son principe, la même trahison de la confiance collective que celui qui en détourne un million.
À partir du moment où l'on est définitivement condamné, c'est terminé !
Plus de mandat électif, plus de droit de vote, plus de responsabilités publiques, on ne peut prétendre représenter la Nation lorsqu'on a sciemment trahi la confiance qu'elle vous avait accordée. Cette règle doit s'appliquer à tous, du simple élu local au ministre, sans distinction de fonction, d'appartenance politique ou de position sociale et cela doit également concerner ceux qui, sans détenir de mandat électif, se rendent coupables de tels agissements.
Je sais qu'une telle réforme imposerait de revoir profondément notre législation et de surmonter des obstacles constitutionnels mais je considère que la confiance publique mérite une exigence absolue de probité. On ne peut pas demander aux Français de respecter leurs obligations tout en laissant ceux qui détournent leur argent conserver la possibilité de participer demain à la conduite des affaires publiques.
L'ARGENT PUBLIC N'APPARTIENT NI AUX ÉLUS, NI AUX PARTIS, NI AUX ADMINISTRATIONS. IL APPARTIENT À LA NATION !
Et avec l'argent de la Nation, il existe une règle simple :
ON NE TRICHE PAS !