Ce gamin n'est pas un accident, Il est le symptôme d'un pays qui a trop longtemps confondu l'excuse avec l'éducation, la faiblesse avec l'humanité et l'inaction avec la prudence.
À 14 ans, il est devenu célèbre non pas pour son talent ou son mérite, mais parce qu'il s'est affiché dans des comportements de provocation et d'intimidation. Le véritable scandale n'est pas qu'un adolescent ait dérapé, non le scandale, c'est qu'il ait pu devenir un phénomène viral avant que l'autorité de la République ne lui rappelle qu'en France, les règles s'appliquent à tous.
Cette affaire est le symbole d'un mal plus profond, le recul de l'autorité. À force de retarder la sanction, de tout expliquer et de ne plus oser fixer des limites, nous avons laissé s'installer un sentiment d'impunité. Certains jeunes finissent par croire qu'ils peuvent tout se permettre. Pendant ce temps, les victimes se sentent abandonnées et les honnêtes citoyens perdent confiance dans les institutions.
Je partage l'analyse, notamment de Thibault de Montbrial, qu'il faut répondre dès le premier délit. Une sanction rapide, certaine et proportionnée n'est pas une revanche de la société ; c'est un acte de protection. Protéger les victimes d'aujourd'hui, mais aussi empêcher qu'un mineur ne s'enfonce dans une trajectoire dont il sera, demain, le premier prisonnier.
À 14 ans, on est pénalement responsable, il est donc normal qu'un mineur réponde de ses actes. Mais cette responsabilité ne peut pas s'arrêter à lui. Les parents ont eux aussi des devoirs. Lorsqu'un enfant multiplie les actes de délinquance et que des manquements graves dans son encadrement sont établis, la justice doit pouvoir engager leur responsabilité. L'autorité commence dans la famille avant de s'exercer à l'école, dans la rue et devant les tribunaux.
Je refuse que la fermeté soit caricaturée comme de la brutalité. La véritable brutalité, c'est d'abandonner les victimes à leur sort et de laisser des adolescents s'enfoncer dans la délinquance jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Une République qui ne sait plus dire non est une République qui renonce à protéger. L'affaire Hamza n'est pas seulement celle d'un adolescent, c'est un avertissement. Si nous ne retrouvons pas le sens de l'autorité, de la responsabilité et de la sanction, nous continuerons à découvrir, avec effroi, que les petites lâchetés d'aujourd'hui préparent souvent les grandes tragédies de demain.