Il n’y a rien de plus précieux qu’une vie humaine (ou presque). Mais face aux immenses incendies qui ravagent actuellement notre pays, j’ai également une pensée sincère et profondément attristée pour les milliers d’animaux, sauvages comme domestiques, qui affrontent eux aussi les flammes.
Certains parviennent à fuir, souvent désorientés, blessés ou assoiffés. Beaucoup d’autres, pris au piège par la vitesse du feu et l’épaisseur des fumées, ont déjà péri ou vont malheureusement mourir. Et pour ceux qui survivront, le drame ne s’arrêtera pas avec l’extinction de l’incendie car leur habitat aura disparu, leurs ressources alimentaires auront été détruites et leurs points d’eau bouleversés.
Derrière les hectares brûlés, les maisons menacées et les dégâts matériels, c’est tout un monde vivant qui souffre en silence. Je pense légitimement aux populations évacuées et aux pompiers mobilisés mais je ne peux, comme beaucoup, rester insensibles au sort de ces milliers d’êtres vivants, victimes innocentes d’un désastre qu’ils ne peuvent ni comprendre ni combattre. Cette catastrophe est aussi la leur.